Tout juste sortie en salle, le second opus d’Avatar était attendu depuis 13 ans par la critique et le public. Une nouvelle révolution technologique au budget XXL qui pourrait remettre au goût du jour un format peu à peu délaissé par le public : la 3D.

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C’est sûrement le film le plus attendu de la décennie. Après 13 ans, d’une longue attente, James Cameron propose enfin au grand public une suite du plus gros succès de l’histoire du cinéma. 3h et 15 minutes, c’est le temps qui attend les millions de spectateurs qui se rendront dans les salles pour découvrir cet Avatar 2 la voie de l’eau. On prend les mêmes et on recommence tant sur le message que sur les enjeux du film. Ce second volet devrait avoir une intrigue assez similaire à celle du premier opus. Pour cette suite, nous sommes toujours dans le futur sur la planète Pandora 10 ans après les événements du premier Avatar. Nous retrouvons Jake Sully, le héros de la fiction joué de nouveau par Sam Worthington et Neytiri joué par Zoe Saldana. Leur peuple qui vit en harmonie avec la nature, les Na’vi mi-humain mi-autochtone à la peau bleue vont devoir mener une nouvelle guerre contre les humains. Avatar la voie de l’eau, c’est surtout une nouvelle fable écologique de James Cameron qui témoigne d’une société qui en 13 ans n’a pas réellement changé. 

Le film le plus cher de l’histoire du cinéma 

Au-delà de l’aspect du message écologique, l’objectif de James Cameron est simple : avoir un succès important pour pouvoir financer convenablement les trois prochains films de la saga qui sont déjà écrit. « L’objectif est d’être assez rentable pour pouvoir faire le troisième, le quatrième ou même le cinquième » a déclaré le réalisateur canadien au micro de France inter une semaine avant la sortie du film. L’œuvre de Cameron devra rassembler la somme de deux milliards de dollars pour au moins faire du film le plus cher de l’histoire du cinéma un film rentable. À ce jeu-là, nous pouvons faire confiance au réalisateur de 68 ans qui est un expert en la matière. D’abord, parce que le Canadien semble avoir parfaitement taillé son œuvre pour en faire un succès et cela pile au moment des fêtes de fin d’année. En plus, il est un habitué des films à gros succès. Deux de ses films sont parmi les trois plus gros succès de l’histoire du cinéma. D’abord, le premier Avatar sorti en 2009 qui reste à ce jour le plus gros succès du box-office mondial avec 2,9 milliards de dollars de recettes et Titanic avec 2,2 milliards de recettes qui est 3eme juste derrière un certain Avengers endgame.

Un retour de la 3D massive en salle 

En 2009, James Cameron s’était déjà remarqué avec son utilisation de la 3D et de la technique de la « performance capture ». Pour Avatar, la voie de l’eau, le Canadien va réutiliser ces technologies, Kate Winslet par exemple a joué les scènes équipées de capteurs, tout est ensuite recomposé par ordinateurs pour qu’elle prenne l’apparence d’une autochtone bleue. Ce second volet devrait en tout cas confirmer le côté visionnaire en matière de technologie de James Cameron (Terminator 1 et 2, Titanic, Avatar…). Malgré la réussite de la 3D du premier Avatar en 2009 qui prévoyait une arrivée massive du format sur le grand écran, la technologie a progressivement déserté le cinéma. Pour cause, les autres films qui se sont essayés à de la 3D pure ont obtenu des résultats bien en dessous des attentes : Prometheus de Ridley Scott ou encore Hugo Cabret de Martin Scorcese. C’est face notamment à ce manque d’intérêt du public qu’en 2017, l’entreprise américaine spécialiste du domaine IMAX a annoncé qu’elle ne diffuserait plus de film en 3D. En France, la quasi-totalité des gros blockbusters sortent encore avec une version 3D. Mais, celle-ci est souvent délaissée suite aux nombres de séances très limitées. Gros point d’interrogation donc pour Avatar 2. Cependant, en septembre dernier, le film Avatar a fait son retour en version restaurée dans les différentes salles de cinéma. Un gros succès pour ce retour sur le grand écran « En quinze jours, ce film a fait 500 000 entrées et on était sur une sortie assez limitée en nombre de copies. « Donc on voit bien qu’il y a un souvenir très fort d’Avatar 1 et que les spectateurs attendent de pied ferme un Avatar 2 » a déclaré à Franceinfo Marc-Olivier Sebbag le président de la Fédération nationale des cinémas français. Autre bonne indication, au cinéma Ugc cité les halles à Paris, sur la première séance en 3D du film le mercredi 14 décembre à 9h on compte déjà 188 entrées. Un chiffre élevé malgré les différentes perturbations signalées des transports en commun de la capitale et un horaire peu propice aux fortes influences.




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