Manifestation en soutien à l'Ukraine, février 2022

Quelques jours après le début de l’offensive russe, les ukrainiens cherchent à fuir leur pays, principalement vers l’Europe. Elle doit mettre en place des moyens d’accueil, mais avant tout, elle doit aider les pays frontaliers à régulariser le flux aux frontières. 

Depuis le début du conflit, 660 000 ukrainiens ont dû quitter le pays pour leur sécurité. Selon une estimation de l’ONU, 7 millions de personnes devraient se réfugier dans d’autres pays majoritairement européens. Tandis que de nombreux civils décident de rester défendre leur pays, une majeure partie des femmes, enfants et personnes âgées préfèrent se réfugier dans d’autres pays. Ils sont d’ailleurs prioritaires pour passer les frontières. La Pologne, frontalière de l’Ukraine a déjà recueilli plus de 280 000 réfugiés. Les files d’attente à la frontière polonaise ne cessent de s’allonger, et il faut patienter plus de 48 heures avant de pouvoir rentrer sur le territoire. De plus, environ 100 000 personnes ont fui vers la Hongrie, et 50 000 en Slovaquie, Moldavie et Roumanie. 

L’immigration au coeur du débat 

À ce stade, les pays d’Europe ne savent pas encore comment ils pourront accueillir les migrants. Tout d’abord, ils doivent se concentrer sur les flux migratoires aux frontières de l’Ukraine. Les pays européens ne sont pas tous d’accord pour accueillir des milliers de migrants, mais certains se sont déjà prononcés sur ce sujet. Le fait que les Ukrainiens soient blancs, facilite leur entrée dans certains pays d’Europe. Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, a annoncé “la volonté de la France de donner l’asile à tous les Ukrainiens qui arriveront en France”. La question migratoire est au centre de l’élection présidentielle. Certains candidats se sont déjà prononcés comme Éric Zemmour : « Si nous accueillons des centaines de milliers d’Ukrainiens aujourd’hui, que dirons-nous demain s’il y a une guerre en Algérie ou si Al-Qaïda ou les islamistes reprennent le pouvoir au Mali et que nous avons des dizaines, des centaines de milliers d’Algériens ou de Maliens qui demandent également d’être réfugiés en France ? ». En revanche, des pays comme la Hongrie, proclamée anti-migrants, acceptent la migration des ukrainiens. Le premier ministre hongrois Viktor Orban, se dit avoir “un devoir moral” envers son pays voisin. Ce changement de position pourrait s’expliquer par la religion des ukrainiens qui sont chrétiens, orthodoxes, ou bien protestants.

Avantages ou inconvénients pour les pays européens ?

L’accueil des migrants ukrainiens aura de nombreuses conséquences sur les pays d’Europe. Certains pays ont besoin de l’immigration pour relancer leur économie comme l’Allemagne par exemple, qui a des problèmes démographiques. C’est-à-dire qu’il y a trop de personnes âgées, et au contraire pas assez de jeunes. Ainsi, l’immigration serait, pour eux, un bon compromis. Cependant, la question du visa rentre en jeu. Les pays européens ont-ils les capacités et les moyens pour les accueillir ? L’Union Européenne a parlé de la “protection temporaire”, qui est une ancienne directive, qui n’a pas encore été utilisée. Elle a été créée pour les guerres dans les Balkans. Elle donne une libre entrée sur le sol européen pour 90 jours, un permis de séjour, et offre l’accès à l’enseignement, au travail pendant trois ans. Cependant, pour mettre en place cette protection, 15 membres de l’UE doivent être d’accord, c’est-à-dire une représentation de 65% de la population européenne. L’Allemagne, la France ainsi que l’Italie peuvent à eux trois représenter les 65%. 

Lebos Naïda, Lassagne Fiona

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