L’osint, Open source intelligence est un réseau de renseignement de sources ouvertes. C’est une méthode travail utilisée notamment par les journalistes de certains médias qui luttent contre la désinformation.

Le renseignement de source ouverte est une méthode qui sert à utiliser tout ce qui est légalement accessible sur internet et à faire des recherches pour à arriver à trouver ce que l’on cherche. Bien que ces informations soient accessibles, elle ne sont pas encore connues de monsieur tout le monde. On trouve ces informations sur les réseaux ouverts à tous. L’objectif est de fouiller ces informations qui sont des photos ou des vidéos pour savoir par qui, quand, où et comment ça s’est passé. Cette méthode travail « permet d’avoir une transparence particulière avec le lecteur » affirme Thomas Eydoux journaliste au Monde et à France 24, utilisateur de cette méthode de travail. Les journalistes qui utilisent cette méthode de travail ont pour but de donner des vraies sources et ne pas seulement donner une information sourcée avec « source gouvernementale ou source sécuritaire ». Thomas Eydoux ajoute que ce qu’il essaye de faire, c’est de « montrer par A+B qu’il y a un missile qui a atterri à tel endroit, à telle heure ». Cette méthode s’est grandement développée à partir de janvier 2019, mais comme le confirme le journaliste de France 24, « la France a encore un peu de retard par rapport aux Etats Unis et en Angleterre où c’est plus démocratisé ».

Une méthode de travail particulière

La méthode de travail Osint n’est en réalité pas si particulière que cela puisqu’elle est l’essence même du journalisme, un croisement d’informations. Thomas Eydoux nous explique qu’en général il trouve une « première image qui montre une chose, avant de trouver une autre vidéo qui va être vérifiée » par une recherche inversée dans l’optique de savoir si cette photo existe bien, et qu’elle ressort plusieurs fois. Après vérification, les journalistes vont se rendre compte que ce sont une photo et une vidéo tournées sur les mêmes lieux mais à quelques mètres d’écart puisqu’on va y retrouver les mêmes matériels. La recherche peut être encore plus poussée si jamais on veut trouver l’heure de la photo et que c’est une scène de combat. Des recherches via des « sites internets qui détectent des départs de feu et d’images satellite » vont pouvoir permettre aux journalistes de déterminer quasiment au quart d’heure près la prise de la photo ou de la vidéo ainsi que sa localisation. Aujourd’hui lors du conflit Russo-Ukrainien, Thomas Eydoux et ses collègues des Observateurs de France 24 utilisent cette technique notamment pour déterminer les lieux d’attaques précis lorsqu’une vidéo amateur est postée sur internet, et « la somme disponible avec les images satellites, les photos de rues en Ukraine permettent d’exploiter totalement le potentiel des sources ouvertes. » ajoute-il sur le sujet. Lors de notre entretien Thomas Eydoux a bien appuyé sur une phrase « On utilise tout ce qui est possiblement utilisable ». Les enquêteurs, journalistes d’Osint ne délaissent rien, Google street view, la météo, le matériel, les panneaux de signalisation, et donc utiliser «  tout ce qui est disponible et accessible, pour l’analyser et on le prendre en compte dans le traitement » clos Thomas Eydoux. La méthode de travail est vouée à se développer dans le journalisme de guerre dans les prochaines années.

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