Le relais de la flamme olympique des XXIVes Jeux olympiques d’hiver de Pékin a commencé mercredi dans la capitale chinoise, qui s’apprête à accueillir les Jeux à partir du 4 février malgré un «boycott diplomatique» de pays occidentaux et des inquiétudes autour du Covid.

Le feu sacré, allumé le 18 octobre 2021 à Olympie (Grèce) comme le veut la tradition, traversera, selon le parcours dévoilé par les organisateurs, les trois zones de compétitions: Pékin, Yanqing et Zhangjiakou. Plus d’1 millier d’hommes et de femmes vont se relayer pour porter la flamme à travers les différents lieux qui doivent accueillir des compétitions. L’excitation à Pékin et dans la ville voisine de Zhangjiakou est à son comble, avant la cérémonie d’ouverture vendredi soir au Stade olympique.

Un symbole fort: sous une température de -5 degrés, le vice-Premier ministre chinois Han Zheng a allumé la longue torche de couleur rouge et argent. Des noms importants figuraient sur la liste des relayeurs. Parmi eux Luo Zhihuan, ex-patineur de vitesse qui a remporté en 1963 le premier titre mondial pour la Chine dans une discipline hivernale, l’astronaute Jing Haipeng et Ye Peijian, concepteur de satellites, selon le quotidien Beijing Daily.

Des Jeux boycottés

Le parcours de la torche jusqu’en Chine avait commencé en octobre sur le site antique grec d’Olympie. Pour la seconde fois consécutive et la troisième dans l’histoire des JO modernes, la cérémonie traditionnelle s’est tenue à huis clos en raison de la pandémie du coronavirus, comme pour les JO-2020 de Tokyo. 

A Olympie, des manifestants ont tenté de déployer un drapeau tibétain lors de l’allumage de la flamme. Plusieurs pays occidentaux, dont le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l’Australie, ont annoncé un «boycott diplomatique» des Jeux. Cela résulte des nombreuses protestations autour de la question des droits de l’homme en Chine, notamment concernant la minorité Ouïghoure. Sur le plan de la pandémie, la Chine, seule grande économie mondiale à  souhaiter poursuivre une stratégie zéro Covid, n’a pris aucun risque dans l’organisation de ses Jeux olympiques. « Comme la pandémie mondiale de coronavirus l’a clairement montré, nous ne pouvons relever les nombreux défis de ce monde que dans la solidarité. (…) Il n’y a pas de paix sans solidarité », a déclaré le président du CIO Thomas Bach.

L’événement se déroule dans une bulle strictement fermée, sans contact entre les participants et le public. Depuis plusieurs jours déjà, les athlètes sont confinés pour éviter une propagation du virus entre sportifs et à la population chinoise. Le nombre de spectateurs pouvant assister aux différentes épreuves va être extrêmement limité, la Chine encourageant ses citoyens à suivre l’événement en ligne plutôt que d’essayer sortir dans la rue et essayer d’apercevoir des épreuves.

Le plan sportif chinois, en action depuis les années 1970, vise aujourd’hui un but bien précis. « La Chine est dans la course au Grand chelem sportif, qui est pour un pays d’accueillir les Jeux d’été et d’hiver, les championnats du monde d’athlétisme et la coupe du monde de football » d’après Jean-Loup Chappelet, spécialiste des questions olympiques. Après les Jeux de 2022, il ne restera à la Chine qu’une seule case à cocher, celle de l’organisation de la coupe du monde de football, sa prochaine ambition.

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