Le premier Ministre Jean Castex l’a annoncé la semaine dernière, les jauges imposées dans les stades et les salles de spectacles sont levées depuis ce matin. Un soulagement pour les clubs qui ont perdu gros durant la pandémie. 

La Ligue de Football Professionnel a actualisé hier son protocole sanitaire pour les stades, mettant fin à trois semaines de restrictions du nombre de spectateurs. Dorénavant, « 100 % des places assises peuvent être commercialisées », comme l’atteste le protocole dans sa huitième version. Les supporters visiteurs font également leur grand retour dans les stades, avec 5% des sièges disponibles qui leur sont alloués dans la limite de 1000 places.

Le dispositif de l’État visant à compenser les pertes des clubs reste quant à lui toujours en place, comblant jusqu’à 90 % de la perte d’exploitation des mois de décembre et janvier pour les clubs ayant perdu plus de la moitié de leur chiffre d’affaire en raison des restrictions. 

Le match de Ligue 1 Marseille-Angers qui se tiendra ce vendredi sera quant à lui la première confrontation concernée par la levée des restrictions. 

Le rugby mise sur ses spectateurs 

Dans le monde du rugby, l’annonce de la suppression des jauges a aussi été accueillie avec un grand soulagement : « Il était temps » a réagi à La Dépêche René Bouscatel, ancien directeur du Stade Toulousain et président de la Ligue nationale de rugby. Ce dernier fait état de 300 000 euros de pertes par match à domicile du Stade Toulousain avec une jauge à 5000 spectateurs. Dépendants de la billetterie et du sponsoring à hauteur de 80%, les clubs de rugby du Top 14 ont déjà accusé 13 millions d’euros de pertes en 2021. Encaisser de nouveau les recettes de la billetterie et de la buvette constitue donc un immense soulagement pour eux.

La patronne de la Paris Défense Arena Bathilde Lorenzetti espère de son côté accueillir de nouveau 40 000 personnes dans sa salle de spectacle. Elle a déclaré au Parisien que le manque à gagner d’un match de rugby avec une jauge à 2000 personnes correspond à une perte sèche de plus de 500 000 euros. Un huis clos coûte quant à lui près de 700 000 euros. Le match du Racing 92 contre Brive samedi sera donc le premier avec le nouveau protocole sanitaire qui devrait s’élargir le 16 février à la consommation debout. 

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