Tony Estanguet, 43 ans, pilote très bien son bateau depuis sa retraite de kayakiste. Fils de fonctionnaire il a toujours su trouver l’équilibre entre une carrière sportive de haut niveau et d’excellentes études. A 16 ans, il remporte sa première Coupe du monde.

Avant de faire parler de lui sur le terrain, c’est dans l’eau que Tony Estanguet à commencer à briller. Tout particulièrement avec le canoë, né le 6 mai 1978 à Pau et issu d’une famille de kayakiste, ses deux frères aînés Aldric Estanguet et Patrice Estanguet, médaillé de bronze de canoë aux Jeux d’Atlanta en 1996.Ils ont longuement pratiqué cette discipline grâce à leur père, Henri Estanguet, trois fois vice-champion de France et quatrième au Mondiaux de 1981.

La carrière du jeune prodige commence en 1996, où il remporte sa première manche de Coupe du Monde, au Brésil, à Três Coroas. Il enchaîne ensuite les victoires d’une manière impressionnante, avec un palmarès incroyable. Il devient champion de France de 1997 à 2009, champion Olympique en slalom C1 en 2000, 2004 et 2012… Mais également triple champion d’Europe et triple champion de monde. Sans compter ses nombreuses deuxièmes places, on ajoute à tout cela le « titre » de porte-drapeau de la délégation française aux JO de Pékin de 2008.

Une reconversion réussie !

Pensée en 2004, au lendemain de son deuxième titre de Champion Olympique, il décide de se lancer dans une nouvelle carrière de chef d’entreprise et dans une reconversion sur le terrain politique. Jean-Michel Prono, ex-entraîneur de l’équipe de France jusqu’en 2000, avait déjeuné cette année-là avec le sportif de haut niveau et se souvient qu’il avait dit : « si un athlète veut continuer à gagner, il faut se réinventer entièrement. Le succès est à ce prix, et c’est souvent dans les détails que la différence se fait. C’est également le cas lorsque l’on est chef d’entreprise et que l’on dirige une équipe. ».

En 2005, il entre à l’ESSEC de Paris, prestigieuse école de commerce, spécialisée dans le « Sport, Management et Stratégie d’Entreprise », où il réussit à obtenir un master en marketing. En 2012, à Londres, il raccroche sa « pagaie » et parvient à se faire élire, à la commission des athlètes du CIO. Marqué par la dernière défaite de la France (lors de la remise des prix aux JO de 2012), il répond favorablement en 2013, à l’appel de Bernard Lapasset, Président de la Fédération internationale de rugby. Il est alors mandaté par le ministère des Sports et le CNOSF pour rencontrer toutes les « personnes importantes » (membres du CIO, présidents de fédérations internationales, etc.) et tenter d’analyser l’échec de la France aux JO et sa baisse d’influence sur l’échiquier sportif mondial…  « J’avais vraiment envie de me jeter dans cette bataille parce que j’ai souffert des dernières candidatures, des faiblesses à ne pas réussir à connecter notre projet à l’international » raconte Tony à une interview accordé à Libération. « J’ai donc mis beaucoup d’énergie notamment la première année à aller faire le tour du monde, à rencontrer ces gens, essayer de passer du temps avec eux, comprendre leur logique. ».

En 2015, l’éventuelle candidature de Paris à l’organisation des JO 2024 est sur la table. Bernard Lapasset surprend tout le monde en affirmant que si Paris décide d’y aller, Tony Estanguet sera le co-président du comité de candidature à ses côtés. L’ancien sportif serait « celui qui manque à la France, pour, enfin, décrocher les Jeux Olympiques ». Cet athlète aux multiples talents, correspond parfaitement à l’image du « leader issu du monde du sport » que la France recherche.

Bingo ! Le pari de Bernhard Lapasset s’avère gagnant ! Puisque le 13 septembre 2017, lors de la 131e session du CIO à Lima, au Pérou, Paris est officiellement désignée ville hôte des Jeux Olympiques d’été de 2024 et Tony Estanguet président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’été de 2024.

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