A l’occasion de cette nouvelle édition des Jeux d’hiver de Pékin, sept nouvelles épreuves ont été ajoutées à la compétition. Elles rapprocheront les JO d’hiver de la parité entre hommes et femmes, avec 44,45% d’athlètes féminines en lice cette année. Le CIO (Comité International Olympique) souhaite également faire de Paris 2024, les « JO de la parité ».

C’est un processus qui aura mis du temps : atteindre une mixité totale homme-femme est désormais devenu l’une des priorités pour le Comité International Olympique. Avec une part des athlètes féminines qui n’a cessé de progresser à chaque nouvelle édition depuis plusieurs années, ce sont désormais 44,45% de femmes qui concourront aux Jeux d’hiver de Pékin, contre 41,2% en 2018 à Pyeongchang – Corée du Sud. Pour arriver à ce chiffre, le comité d’organisation n’a pas hésité à rajouter de nouvelles épreuves, pour la plupart mixtes, au programme de la tant attendue compétition hivernale (saut à ski mixte, figures freestyle, épreuves de big air et épreuve mixte en snowboard cross, bob monoplace féminin, patinage de vitesse short-track…). L’objectif final ? « Trouver un équilibre entre les disciplines traditionnelles et celles plus innovantes », déclarait le mois dernier Kit McConnell, directeur des Sports au CIO.

Une nouvelle ère pour le sport féminin ?

Il faut dire que les Jeux Olympiques revenaient de loin concernant la mixité des genres. Seulement 22 femmes autorisées à concourir lors de la deuxième édition des JO en 1900 (soit 2% des athlètes), elles devraient être 5 250 en lice pour 2024, pour représenter la moitié des athlètes en compétition (10 500). 

« S’il n’y avait pas de militantes, d’insolentes, d’ambitieuses, de surdouées, nous serions privés de la moitié du bonheur que nous procurent les plus belles émotions du sport. Parce que les femmes se sont battues pour avoir une place dans le monde du sport, leurs victoires n’en sont que plus belles », évoque le comité d’organisation de Paris 2024, près à en découdre avec le sexisme banalisé au sein de la pratique sportive. « Combats passés mais aussi du présent et toujours d’avenir, tant ils sont encore d’actualité. Regardons leurs visages, découvrons leurs histoires, en plus d’un siècle elles ont bousculé le monde de la plus belle des façons et nous entrainent vers 2024, dernier pas vers une parité historique aux Jeux Olympiques », ajoute le comité. L’accent semble être particulièrement mis sur les grandes figures féminines à l’occasion de cette cinquième édition en France. Dans deux ans alors, il est prévu que les femmes soient mises à l’honneur comme elles ne l’ont jamais été auparavant.

Même si la discrimination et les clichés sexistes persistent dans le sport pour le moment, de grandes organisations mondiales comme celle des Jeux Olympiques essayent au moins de tendre vers davantage de parité homme-femme au sein d’évènements sportifs médiatisés. A Tokyo déjà, en juillet et août de l’été 2021, le nombre d’athlètes féminines était quasiment aussi important que le nombre d’athlètes masculins (48,8% / 51,2%), un record qui n’avait jusqu’ici jamais été atteint. 125 ans après les premiers JO, un équilibre semble enfin possible.

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