Plus de 30 ans après les Jeux Olympiques d’Albertville, deux grandes régions françaises souhaitant candidater aux jeux de 2030, 2034 ou bien 2038. Le match devrait se jouer entre la région Auvergne-Rhône-Alpes et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. 

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a ouvert le bal en octobre dernier en proposant « Une candidature des Alpes, du Mont-Blanc au Vercors ». Il a réuni les maires des communes qui avaient accueilli les épreuves des JO d’Albertville de 1992 pour prendre la température. La candidature Nord-alpine n’est pour l’heure qu’au stade embryonnaire. Quant à la candidature sudiste, Renaud Muselier, le président de la région PACA, l’a annoncé lors de ses voeux à la presse affirmant y « travailler depuis trois ans ». Et il ne souhaite pas y aller dans la précipitation, il prévoit une candidature pour 2034 voir même 2038.

L’expérience au Nord

La candidature de Laurent Wauquiez a de nombreux points forts, sa région détient l’unique piste de bobsleigh, luge et skeleton de France, à La Plagne, construite pour les JO de 1992. De plus chaque année, les Alpes du Nord reçoivent des coupes du mondes et des championnats internationaux. La date de 2030 pose question car le temps presse, une possible candidature devrait d’abord être déclarée au Comité Olympique Français, avant d’être validée par le CIO. Mais pour Fabrice Pannekoucke, Maire de Moûtiers et Président d’Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme : « Le calendrier est à la fois court, donc ambitieux, et réaliste. 2030 a l’avantage d’être à une échelle qu’on comprend bien ». Pourtant une règle tacite existe dans l’attribution des JO : l’alternance des continents. En sachant que les JO de 2024 se déroulent à Paris, que ceux de 2026 à Milan il est très peu probable que le comité Olympique décide d’attribuer les JO de 2030 à un pays Européen, qui plus est à la France. Mais Laurent Wauquiez se pliera-t-il a cette règle implicite ? 

Pour Renaud Muselier, le principal atout de la région PACA est la candidature niçoise aux JO de 2009 «  Le concept qu’on avait déjà traité autour de Nice et des Alpes-Maritimes a évolué vers une idée de territoire. Et ce concept de territoire est intéressant pour la région Sud, ensuite on verra la ventilation. Mais on ne part pas d’une page blanche, les infrastructures ont évolué et les domaines skiables s’entendent déjà entre eux ». Il faut dire que les grosses stations Sud-alpines n’ont rien a envier a leurs voisines du nord… sauf peut être l’expérience en compétition internationales. Les Alpes du Sud ne reçoivent jamais de tournois internationaux, les infrastructures professionnelles sont quasiment inexistantes, les frais de constructions risquent donc d’être très élevés. Pour pallier le manque d’infrastructures, certains proposent l’utilisation de la piste de bobsleigh de Cesana Pariol ou la piste de saut à ski de Pragelato en Italie, ce serait une première dans l’histoire Olympique.

La perspective d’un duel Franco-Français pour les jeux olympiques d’hiver n’est pas encore une réalité mais elle pourrait se préciser dans les mois à venir. Si la région Auvergne-Rhône-Alpes considère la règle d’alternance continentale, elle pourrait décaler sa candidature et ainsi concurrencer la région Provence-Alpes-Côte d’Azur en 2034 ou 2038. 

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