Depuis quelques années, les jeunes se sentent davantage concernés par la politique et s’y engagent : ils ont assimilé les enjeux importants. Cinq jeunes de partis différents expriment leur avis et leurs attentes sur l’élection présidentielle qui approche.

Charles* jeune de 21 ans, engagé au Rassemblement National depuis 2 ans, et à Génération Z depuis mars 2021, soit 1 mois après la création du parti.

« J’ai toujours entendu parler de politique dans mon entourage, mais cela ne m’intéressait pas. Néanmoins, depuis 5 ans, je m’y intéresse, j’écoute les interviews de la plupart des têtes de liste et des personnalités de la classe politique française. Je suis convaincu qu’un changement draconien des acteurs politiques est nécessaire pour que la France retrouve sa grandeur. C’est pourquoi je me suis engagé aux côtés d’Éric Zemmour. On a essayé la droite, on a essayé la gauche ; il faut maintenant de la nouveauté.

Il faut un changement radical de politique. Il est nécessaire que le Français soit remis au centre de la politique, pas les hommes politiques, pas les étrangers. Nous sommes en France, faisons prospérer les Français, et ensuite, occupons-nous des étrangers ! C’est pourquoi, pour moi, il est primordial que le prochain Président considère plus les Français, les écoute, et agisse dans leur intérêt premier. »

Victoire,18 ans, jeune militante chez Les Jeunes Républicains depuis peu de temps, mais politiquement engagé depuis plusieurs années.

« Il y a des raisons précises pour lesquelles je me suis engagée dans la politique. Selon moi, la politique porte sur les actions, l’équilibre et le développement de notre société. Je pense que chaque Français devrait se sentir impliqué. Nous parlons de l’avenir de notre pays. J’attends beaucoup de l’élection présidentielle qui arrive, pour commencer, je pense qu’il faut cesser d’incriminer la police et leur donner davantage de droits et d’autorité car malgré ce beau métier, ils sont pertinemment blâmés alors que les vrais coupables ne sont pas attaqués. 

J’attends tout simplement de notre prochain Président qu’il prenne les choses en main. Il est nécessaire de trouver une solution afin que certains jeunes de cités qui profitent de la première occasion pour tout casser sur leur chemin arrêtent. J’aimerais également un rétablissement du contrôle aux frontières et que tous les fichés S soient expulsés. »

Lise, 21 ans engagée depuis 3 ans chez La France Insoumise, la crise des gilets-jaunes a été un déclic pour elle.

« Je considère avoir eu la chance de grandir avec la politique, ayant des parents et surtout un père très engagé, j’ai toujours été spectatrice de débats. Ma sœur, une militante affirmée, m’a emmené dans mes premières manifestations quand j’avais 13 ans. J’ai grandi avec des convictions très fortes, qui m’ont toujours animé et qui font qu’aujourd’hui je me bats pour un monde meilleur. La justice sociale est un sujet qui me préoccupe beaucoup, car on en est très loin aujourd’hui. Quand je vois le nombre de personnes qui doivent faire des heures démesurées au travail et des tâches ingrates, pour à la fin du mois ne pouvoir à peine payer leurs charges, je trouve ça affreux. De plus, voir que dans « le pays des droits de l’homme » on se fait encore discriminer au travail et même dans la rue, pour sa couleur de peau, son genre ou son orientation sexuelle, je trouve ça anormal. »

Robin, 23 ans, a intégré les Jeunes Écologistes il y a 2 ans. Proche de la cause environnementale depuis toujours, les problèmes climatiques ont été le point de départ de son combat.

« À mon sens, beaucoup de personnes parlent mais peu agissent face aux problèmes qui touchent la planète. Il faut revoir notre façon de vivre afin de respecter la terre. Les citoyens du monde doivent réagir et mettre fin à la surconsommation, les entreprises doivent participer au sauvetage de notre planète. Il ne faut pas oublier que la France fait partie des pays les plus pollueurs au monde. Le plastique tue chaque année des millions d’animaux, le charbon, détruit la couche d’ozone, il est encore temps d’arrêter ça. Il est nécessaire que notre prochain Président change radicalement la politique du pays. L’arrêt du nucléaire est une priorité. L’arrêt de la chasse en est une autre. Il faut que le prochain Président place l’écologie, les animaux, la flore au centre de sa manière de gouverner, condamner ceux qui nuisent à la planète, et faire de la France le leader mondial de la lutte contre le changement climatique. »

Léon Deffontaines, 25 ans, est le secrétaire général du Mouvement des Jeunes Communistes depuis 2019, il est engagé au PCF depuis 2015.

« Les jeunes se sentent abandonnés car les réponses ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Aujourd’hui, on voit que ce sont d’autres sujets qui sont traités par exemple, la question de Zemmour aux présidentielles est devant. Cependant, je pense que le communisme est d’actualité pour un grand nombre de jeunes et qu’ils ont beaucoup à lui apporter. Fabien Roussel, le candidat du parti à la présidentielle s’engage à construire un pacte pour la jeunesse car la jeunesse n’est pas un problème mais un levier. La gauche souhaite comprendre pourquoi le premier parti des jeunes est l’abstention. Alors oui les jeunes sont déçus mais les candidats de gauche les portent. Ma plus grande crainte est qu’ils ne se rendent pas aux urnes. »

*le prénom a été modifié

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Etudiante en journalisme à l'ISCPA Paris dans le Xe arrondissement.

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