Dirigeant et fondateur de l’agence photo Myop, photojournaliste ou bien encore militant humanitaire, Guillaume Binet, possède plusieurs cordes à son arc.

Guillaume Binet, photo extraite de son compte twitter

Altruiste, pour les uns, véritable philanthrope ou simple photographe pour les autres, Guillaume Binet ne cesse de développer les collaborations avec les ONG depuis 2015. Dans la nuit du jeudi 8 octobre 2021, à l’occasion du 50ème anniversaire de Médecins Sans Frontières, il témoigne en faveur d’une « alliance objective » entre humanitaires et journalistes sur les zones de guerre. 

Le lendemain, nous le retrouvons au café de l’Europe, en plein centre de Bayeux. Au premier abord farouche, derrière ses grands yeux marrons et ses lunettes grises pourtant se cache un regard très lumineux.

Issu d’une famille aisée d’origine parisienne, Guillaume Binet intègre l’école des Arts décoratifs dans le but de devenir photographe, mais c’est bien plus tard qu’il réalisera qu’il souhaite devenir photographe documentaire « pour raconter une histoire et non mettre en valeur un instant précis ».

Au début des années 2000, âgé alors de 25 ans, il commence sa carrière de photographe freelance pour Libération et travaille en parallèle pour d’autres médias orientés à gauche. 

2011 marque un nouveau tournant dans la carrière de Guillaume Binet : la révolte des printemps arabes en Libye le pousse à collaborer avec Médecins Sans Frontières. Son statut d’indépendant ne lui garantissait plus une intégrité physique et une sécurité financière « je me faisais peur moi-même et j’avais besoin d’être encadré ». 

Mais c’est la guerre au Yémen qui modifiera totalement sa manière de travailler  : subordonné à la hiérarchie des ONG, il accompagne les humanitaires pour illustrer leurs opérations sur le terrain « je reconnais faire de la communication pour certaines organisations non gouvernementales, mais toutefois je continue de photographier des scènes de guerres pour informer et alerter.»

Également responsable de l’agence Myop, Guillaume Binet désire développer ses projets avec davantage d’organes de presse « car je veux continuer à me sentir utile ». 

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