Pour prolonger le prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre, la Mairie et les journalistes souhaitent toujours lancer un espace dédié à la liberté de la presse. Le projet , prévu dans un premier temps pour 2023 , est désormais espéré au mieux pour 2026.

La Mairie espérait profiter  « du fonds d’urgence du patrimoine » pour financer 80% de la rénovation d’un monument historique,  l’ancien hôtel de Police de la ville de Bayeux, situé Rue Larcher. Au terme de différentes négociations l’union européenne vient de s’engager à apporter une aide financière de 300 000€. Pour le reste, il faudra compter sur les collectivités locales. Le Département, la Région soutiennent le projet depuis le début. Avec un maire, vice-président chargé de la culture à la Région Normandie et Jean-Léonce Dupont ancien maire entre 1995 et 2001 désormais président du département du Calvados, la ville de Bayeux devrait obtenir satisfaction : « On table pour 2026. Des discussions avec des partenariats privés ont pris du retard à cause de la pandémie. Des étapes ont déjà été réalisées comme le diagnostic archéologique du futur lieu. », précise Patrick Gomont.

En janvier 2021, le Département a financé cette étude pour savoir si l’ancien poste de police était viable pour accueillir le futur espace dédié à la liberté de la presse : « Ce sera la réhabilitation d’un bâtiment en cœur de ville car on veut mettre en valeur notre patrimoine exceptionnel », poursuit le maire. Une nouvelle vie pour ce bâtiment qui était abandonné depuis une décennie. Ce dernier devrait subir une extension sur l’esplanade en face du monument des déportés. Une convention doit encore être signée entre la Mairie et l’Etat pour finaliser le financement du projet.

Un lieu destiné aux jeunes normands

L’idée de créer un « Espace dédié à la liberté de la Presse » à Bayeux, remonte à la fin des années 1990, lors des premières années du Festival. Le projet est revenu à l’ordre du jour lors de la 25ème édition en 2018 : « Nous avons la volonté de créer un lieu vivant toute l’année », explique le maire de Bayeux, Patrick Gomont. Le public visé serait principalement les collégiens et les lycéens normands afin de les sensibiliser à l’éducation aux médias et au métier de journaliste.

Après 28 ans du Prix-Bayeux, un fond documentaire important a été constitué. Cela permettra de devenir une base pédagogique à destination des étudiants. La ville est surnommée « La capitale mondiale de la liberté de la presse » : « ce sont les journalistes qui le disent, car il n’y a pas de projet équivalent aujourd’hui dans le monde. Nous prenons le Prix-Bayeux comme un outil formidable à exploiter. Nous voulons aller encore plus loin.  » ajoute-t-il.

« Je soutiens à fond ce projet »

Du côté des photojournalistes présents à Bayeux lors du festival. l’idée d’un centre permanent pour défendre la liberté de la presse fait l’unanimité :« Le symbole serait fort car Bayeux a été la première ville libérée lors de la Seconde guerre mondiale », rappelle Manoocher Deghati, photojournaliste irainen et président du jury cette année. 

 « Je soutiens ce projet à fond. Éduquer les jeunes aux médias est primordial. C’est un projet qui sera utile pour l’avenir », conclut Ammar Abd Rammo, photojournaliste franco-syrien. 

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Diplômé d'une licence d'Histoire à la Sorbonne, je suis ensuite entré en 1ère année de Master journalisme à l'ISCPA Paris. A la recherche d'un stage ou d'une alternance dans un média..

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