© Patrice Woolley

Tracking, tests, masques, toute l’information continue est traitée sur BFM TV. Mais cette fois, un de ses chroniqueur a soulevé une idée quelque peu Stalinienne. 

Le saint homme à l’écharpe rouge a parlé. Après la polémique de tracking liberticide grâce à l’application StopCovid, qui devrait permettre un déconfinement plus rapide, Christophe Barbier reprend l’idée « qu’il faut une carotte. Il faut dire aux gens que tous ceux qui téléchargeront l’application et qui l’utiliseront seront prioritaires le jour où l’on aura des tests sérologiques. » Mais bien sûr ! Il se rend compte finalement de l’immoralité de cette proposition, plus proche d’un fichage de degré d’obéissance que d’une « carotte ».

La défiance des Français est grande quant à l’utilisation de cette application : 46 % seraient prêts à la télécharger contre 45 % qui refusent, selon un sondage IFOP. Pourtant, le ministre de l’Intérieur s’est « engagé à ce que les données personnelles ne soient pas récupérées. » S’il s’est engagé alors, on ne risque plus rien !

Mais ce que le Français oublie, c’est que le gouvernement n’a pas attendu cette application pour recueillir les déplacements. Au lendemain du premier jour de confinement, les opérateurs téléphoniques, comme SFR ou Orange, avaient partagé des « agrégats statistiques » pour les partisans de la novlangue, ou plus simplement des données, afin de connaître le nombre de personnes sur un territoire à un instant T. 

Des études tentent même de prouver que Facebook -oui, encore- pourrait cibler ses publicités en fonction de ce que ses utilisateurs disent ou écrivent. Utilisant à la fois algorithme et micro intégré. 

Alors qui est le plus dangereux, téléphone ou gouvernement ?

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Étudiante en journalisme, avec une licence en Science Politique, je cherche à comprendre ce(ux) qui m'entoure(ent)

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