© Patrice Woolley - Remerciements de la rédaction

Déjà que le deuil des victimes est impossible et que les cérémonies mortuaires sont restreintes à cinq personnes, il faut en plus payer le stationnement de parking !

Et oui, la vie n’est pas assez chère, alors la mort complète. À Rungis, l’opérateur privé OGF leader du marché funéraire, a bien bossé. Il a mis en place une morgue ambulante dans un bâtiment du marché de gros. Un forfait de six jours à 159 euros pour pouvoir conserver la dépouille d’une personne décédée du Covid-19, dans les conditions adéquates de conservation. Au frais quoi.

Mais comme ils ont tout prévu, notamment le fait que le délai serait forcément dépassé au vu de la capacité des services post mortem, une somme de 35 euros est nécessaire par journée supplémentaire pour conserver le corps. Quelle prévoyance !

Et pour être encore plus dans l’humain et la compassion, il est possible de passer une heure -maximum- avec le défunt pour la coquette somme de 55 euros ! À ce niveau, il vaudrait mieux ne pas avoir de famille.

Bâtiment réquisitionné par le préfet de police de Paris, j’ai nommé l’adorable Didier Lallement. Le même qui avait, de manière empathique, déclaré que les personnes en réanimation actuellement étaient celles qui n’avaient pas respecté le confinement. Mais Christophe Castaner arrive en kéké sauveur et affirme aujourd’hui « que les frais supplémentaires seront pris en charge par l’État. »

La concurrence aussi s’en donne à cœur joie, Sandrine Thiefine, présidente des Pompes Funèbres de France, juge que cette situation n’est pas acceptable pour les proches endeuillés. Elle s’indigne de cette facturation aux familles. Alors, élan d’humanité ou tentative de récupération d’un marché inhumain de base ?  

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Étudiante en journalisme, avec une licence en Science Politique, je cherche à comprendre ce(ux) qui m'entoure(ent)

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