Le Premier ministre, Édouard Philippe, répond aux questions des sénateurs, le 8 avril 2020. © Jacques Demarthon / AFP

Les questions posées par les sénateurs aux membres du gouvernement ont permis d’établir un point précis de la situation sanitaire, économique et sociale actuelle, mercredi 8 avril.

La séance débute à 15 heures. Le sénateur François Patriat (LREM) prend la parole afin de demander simplement au Premier ministre, Édouard Philippe, d’établir un bilan de ces trois semaines de confinement. Après avoir solennellement remercié l’ensemble du corps soignant, le locataire de Matignon fait le choix quelque peu surprenant de citer un sondage de BFM paru ce matin, lequel indique que 67% des Français disent avoir « bon moral. » Ainsi, il est subtilement parvenu à passer outre la crise de confiance que connaît l’Exécutif. Selon un sondage d’Elabe, 41% des Français font confiance au gouvernement, soit 18 points de moins qu’il y a deux semaines.

Concernant la durée du confinement, le Premier ministre a assuré que celui-ci « était appelé à durer. » Et d’ajouter « l’heure du déconfinement n’est pas venue. » Ce dernier a d’ailleurs rappelé la nécessité du respect des règles de confinement, rappelant avec prudence : « Nous avons peut-être atteint un plateau. »

La réponse à la question essentielle de la pénurie de médicaments, posée par le sénateur Jérôme Durain (SOCR), a été empreinte d’une étonnante assurance, M. Philippe assurant : « Nous savons faire face à une pénurie de médicaments. » Or, un nombre non-négligeable de réanimateurs et anesthésistes s’inquiète du manque criant de médicaments, essentiels à la prise en charge des patients en réanimation. Et, bien que quelques initiatives aient vu le jour, les solutions au problème demeurent incertaines. 

La question cruciale de la relation entre l’Etat et les collectivités locales a en outre été soulevée. Edouard Philippe a concédé volontiers que « dans une crise sanitaire, il n’y a pas que l’Etat. »  Le locataire de Matignon a par ailleurs déclaré qu’un « travail en bonne intelligence » est à l’œuvre, sans toutefois fournir d’exemples concrets.

La session s’est close par la question épineuse de la stratégie du gouvernement en matière de port de masques de protection. Le sénateur Stéphane Ravier (RN) jugeant que les membres du gouvernement ont « menti sur les masques pour gagner du temps », tout en les accusant d’être « incapables de protéger la population ». Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, expédiant la question au plus vite.

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Étudiant en première année, je suis particulièrement intéressé par les sujets : politique, géopolitique et économie.

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